Humeur du jour...jme sens un peu seule et incomprise. 
Oui, ça sert aussi à ça un blog. Ecrire même quand ça va pas, des trucs que personne n'a envie de lire. Alors change de page si ça t'interesse pas mais moi j'écris et je m'arrête pas.

Il y a d'abord mercredi. Basket-ball au lycée puis oral. Ca s'annonce chaotique. Réveil dur donc et aucune motivation n'est au rendez-vous. Tant pis, on va faire avec. Le basket...ça va, RAS, ouf, soulagée. Prochaine étape : oral de philo. Et là, ça se corse...stress...stress...stress...voilà, comme d'hab, je perds mes moyens...faut voir le prof de philo aussi...un mythe. Il me laisse même pas finir ma phrase : manque de respect, OK la guerre est déclarée...résultat des courses, 10. Médiocre, faudra faire avec aussi.
Puis cours d'italien. 2h, de 15h à 17h, le mercredi. Rien que ça, ça décourage d'avance. On reparle encore et toujours de ce cher Alessio Cingaro, superficiel et dépendant de la technologie. Brave homme, à part écouter la prof parler de ce que tu fais dans ta salle de bain, je peux rien d'autre pour toi, désolée. Heureusement que quelques fous rire réprimés viennent pimenter le tout.
Bus. Il fait nuit, il fait froid, personne ne parle, à croire que tout le monde a eu la même journée que moi, on regarde tous les lumières dehors, Noël approche alors chacun y va de sa guirlande lumineuse, tous observent, sauf toi. Sauf toi cher inconnu. Tu sembles triste...je t'observe, excuse mon indiscrétion, tu m'intrigues. Tu la regardes, cette autre inconnue à coté de toi. Puis tu lui prends la main. C'est la que je vois que ta joue est mouillée, une larme a coulé, c'est touchant, c'est chou. Tu lui caresses la main. Doucement, tendrement, ...parfaitement. Ca dure...longtemps. Et puis voilà qu'elle enlève sa main. Tu la regardes toujours, intensément, alors qu'elle, comme les autres, regarde dehors. Si elle savait...j'aurai dû lui dire...lui dire de ne pas te laisser partir, elle ne retrouvera peut-être jamais un regard comme celui-ci. J'arrive à mon arrêt, fin de l'histoire. Je descends mais je vous regarde. On me bouscule mais je te vois. Je te vois te pencher vers elle adorablement. Votre mutisme me plaît, ce silence pesant est magique, 12 minutes de moi dans votre intimité, mon souffle coupé, une barrière me sépare enfin de cette journée,
merci.